Les chercheurs Jonathan H. Jiang, Kristen A. Fahy, Yuk L. Yung (Caltech, Californie) et Xiang Cai (Université de Santiago, Californie) ont transmis en prépublication sur l’ArVix une entrée intitulée « A Statistical Estimation of the Occurrence of Extraterrestrial Intelligence in the Milky Way Galaxy ».

On peut considérer ces travaux comme une tentative de développement et d’approfondissement de l’équation de Drake, la célèbre proposition mathématique suggérée par Franck Drake en 1961 pour tenter d’estimer le nombre potentiel de civilisations extraterrestres dans notre galaxie.

La base ArVix gérée par l’Université de Cornell (Etat de New York) représente une alternative aux publications dans les revues à comité de lecture car la barrière est plus facile à passer, la prépublication est cependant analysée par les administrateurs du site.

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Extraits de l’article « Une Estimation Statistique de l’occurrence de la vie extraterrestre dans la Voie Lactée »

Dans le domaine de l’astrobiologie, l’emplacement précis, la prévalence et l’âge de l’intelligence extraterrestre potentielle (ETI) n’ont pas été explicitement explorés.

La quantité exacte de vie intelligente estimée ici n’est pas au centre de notre travail. Il s’agit plutôt du développement d’une image galactique statistique et complète retraçant la propension potentielle à la croissance de la vie intelligente sur une période d’environ 20 milliards d’années.

Nous utilisons un modèle de simulation empirique pour analyser les variations spatio-temporelles et la prévalence des ETI potentiels dans la galaxie.

Ce modèle estime l’occurrence de l’ETI, fournissant des conseils sur où rechercher la vie intelligente dans la recherche d’ETI (SETI) avec un ensemble de critères, y compris les propriétés astrophysiques bien établies de la Voie lactée.

Nous examinons trois paramètres majeurs: 1) le taux de vraisemblance de l’abiogenèse  2) échelles de temps évolutives 3) probabilité d’auto-annihilation d’une vie complexe (Pann).

Nous avons trouvé que l’auto-annihilation potentielle était très influente dans la quantité de vie intelligente galactique, suggérant une autre réponse possible au paradoxe de Fermi : si la vie intelligente est susceptible de se détruire, il n’est pas surprenant qu’il y ait peu ou pas de vie intelligente ailleurs.

Nos résultats peuvent impliquer que la vie intelligente peut être courante dans la galaxie mais qu’elle est encore jeune, ce qui soutient l’aspect optimiste de la pratique du SETI.

Nos résultats suggèrent également que notre emplacement sur Terre n’est pas dans la région où la vie la plus intelligente est installée.